Retour sur la présence de l’Agence des Micro Projets au forum mondial Convergences 2018

L’Agence des Micro Projets, programme de l’ONG La Guilde, une nouvelle fois présente au forum mondial Convergences

Les représentants de l’équipe de l’AMP sur le stand du forum Convergences:   Elmehdi, Raphaël, Thierry et Servane (de gauche à droite)

Qu’elles aient reçu ou non une dotation par le passé ou qu’elles soient dans une démarche de dépôt de dossier, de nombreuses associations sont venues discuter avec nous lors de ce forum, temps privilégié d’échanges pour l’équipe de l’Agence des Micro Projets. Le Forum est aussi l’occasion de rencontrer des jeunes porteuses et porteurs de projets de solidarité internationale, à titre associatif ou individuel, que l’équipe de l’AMP a ainsi pu réorienter vers d’autres dispositifs de l’ONG La Guilde.  De nombreux acteurs de la solidarité internationale et du développement étaient aussi présents pour animer des conférences ou présenter leurs actions sur les différents stands proposés par le forum.

Cette année encore, l’Agence des Micro Projets a renouvelé l’expérience en organisant et animant sa 4e conférence, sur le thème du numérique.

 

« Le numérique, un outil de convergence des acteurs du développement », conférence organisée par La Guilde/Agence des Micro Projets – Forum Mondial Convergences – 3 novembre 2018

 

Elle faisait suite aux trois précédentes éditions sur les thèmes suivants : structuration de la société civile et microprojets (2015), les microprojets de solidarité internationale (2016) et les  nouvelles technologies dans l’aide publique au développement (2017).

La conférence, intitulée  « Le numérique, un outil de convergences des acteurs du développement », a cette fois-ci  choisi d’élargir le débat à l’ensemble des acteurs du développement. Cinq personnalités,  3 chef-fe-s d’entreprise, 1 représentant institutionnel et 1 responsable numérique au sein d’une ONG ont débattu, sans langue de bois, sur les problématiques de protection des données, de l’importance de la formation des individus, de la collaboration, de l’hégémonie des GAFA (google, apple, facebook, amazon) dans l’accès à internet ou encore de l’importance du rôle de l’État.

Si l’ensemble du panel a conclu sur le fait que les différents pays en développement, notamment en Afrique, connaissent actuellement une révolution numérique, ils en sont aussi venus à la conclusion que c’est grâce à un travail conjoint de l’ensemble des acteurs (privés, publics, société civile, organisation non gouvernementale) que cette révolution pourra bénéficier à tout le monde.

Chaque partie prenante à son rôle à jouer :  l’Etat rend possible le déploiement des nouvelles technologies; les entreprises permettent de développer des solutions innovantes pour répondre aux besoins fondamentaux et les acteurs de la société civile permettent aux populations de bénéficier de ce développement. Le développement du numérique ne doit pas être perçu un but en soi mais bien comme un outil concourant à l’atteinte de cet objectif.

 

C’est ainsi grâce au numérique que les 3 entreprises représentées dans le panel d’intervenant-e-s se sont développées. Isahit, représentée par sa fondatrice Isabelle Mashola, permet à des femmes porteuses d’un projet professionnel d’obtenir des compléments de revenus en effectuant des micro tâches numériques, telles que l’amélioration des capacités de compréhension des intelligences artificielles. La société Sunna Design, qui s’est exprimée par l’intermédiaire de Thomas Samuel, son fondateur, a fourni un smartphone à des nombreux bénéficiaires de ces produits afin de faciliter le paiement par mobile de l’électricité ou encore d’avoir accès à un ensemble d’applications dont éducatives. Enfin, la marketplace Afrobytes, représentée par sa cofondatrice Haweya Mohamed, fait rencontrer physiquement les acteurs de la Tech Africaine afin qu’ils échangent physiquement sur les enjeux et problématiques du secteur. À l’heure du tout numérique, la rencontre humaine reste en effet le meilleur moyen de nouer des relations partenariales. Ainsi, tout type d’acteur peut avoir recours à  l’outil numérique et Thierry Barbaut – représentant l’ONG La Guilde et l’Agence des Micro Projets – a pu présenter l’importance du numérique dans le fonctionnement de l’organisation. Le lancement prévu de la nouvelle plateforme de dépôt de projet  » portail-solidaire.org  » programme développé par l’ONG La Guilde et destiné à mettre en lien de manière virtuelle porteurs de projets et bailleurs de fonds est une  autre illustration de l’importance de faire se rencontrer les différents acteurs d’une même thématique, à l’instar des événements organisés par Afrobytes.

Enfin, Gilles Babinet, responsable digital pour la France à l’Union Européenne, a rappelé l’importance du rôle de l’État dans l’émergence du numérique en prenant pour exemple la naissance de M-Pesa, solution de paiement mobile née au Kenya, qui n’aurait peut-être pas vu le jour sans que la sphère publique ne la légifère.

La conclusion principale de cette conférence réside finalement dans son intitulé. Le numérique peut faire converger indirectement les acteurs du développement s’il est bien vu comme un outil et non une fin en soi.

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